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Des agents de la Police provinciale de l'Ontario (OPP) devant les lieux de la fusillade du Bourget qui a fait un mort et deux blessés parmi les agents en mai 2023.

L’homme qui a tué un agent de la Police provinciale de l’Ontario dépose un appel manuscrit

L’homme qui a été condamné à deux peines d’emprisonnement à perpétuité pour avoir tué un agent de la Police provinciale de l’Ontario (PPO) et blessé deux autres lors d’une visite de contrôle à Bourget il y a plus de deux ans a déposé un appel manuscrit.

Alain Bellefeuille a été reconnu coupable de meurtre au premier degré dans la mort du sergent Eric Mueller de la PPO et de tentative de meurtre sur les agents Marc Lauzon et François Gamache-Asselin. Il a été condamné dans une salle d’audience à L’Orignal, en Ontario, le samedi 24 mai.

Bellefeuille a été condamné à deux peines d’emprisonnement à perpétuité qu’il purgera simultanément. Il n’aura aucune possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans et aucune possibilité de libération conditionnelle avant 20 ans pour les tentatives de meurtre, également simultanément. Il a déposé son appel manuscrit depuis la prison d’Ottawa, où il attend d’être transféré dans une prison fédérale.

Bellefeuille a témoigné pendant quatre jours, tandis que le tribunal a visionné les images filmées par les caméras portées par les agents impliqués. Les agents qui sont intervenus, les ambulanciers et le voisin qui a appelé la police parce qu’il s’inquiétait pour le bien-être de Bellefeuille ont également témoigné. La défense a fait valoir que Bellefeuille n’avait pas été informé que les personnes qui entraient dans la résidence étaient des agents de police et qu’il dormait lorsque la police est entrée. Bellefeuille craignait que des intrus tentent de s’introduire chez lui, ce qui l’a incité à tirer. La défense a déjà interrogé la police sur l’utilisation de leurs caméras corporelles, qui n’étaient pas allumées dans le cas de l’un d’entre eux, et sur le fait que leur présence avait été clairement signalée, notamment à l’aide d’un mégaphone, ce qui n’avait pas été enregistré dans les témoignages précédents.

Bien qu’il ait admis avoir tiré sur les agents, M. Bellefeuille a nié que ce qui s’était passé était prémédité. M. Bellefeuille a invoqué trois motifs dans son recours en appel rédigé à la main, à savoir : « Erreur de droit commise par le juge, verdict déraisonnable rendu par le jury et conflit avec le jury pendant toute la durée du procès ».

 

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