La nature inspire les visions artistiques de Monique Simard.
L’artiste originaire d’Alfred a commencé à dessiner et à peindre dès son enfance, alors qu’elle grandissait dans la ferme familiale.
« Je dessinais un peu à l’époque et j’aimais beaucoup ça, raconte Mme Simard. J’adorais les animaux et la nature, j’aimais être proche de la nature. J’avais un jardin où je pouvais travailler et j’adorais me promener. »
Pendant ses promenades, elle rentrait parfois à la maison et dessinait ce qu’elle avait vu. Mais, comme elle le fait remarquer en souriant, c’était lorsqu’elle avait un peu de temps libre, lorsqu’elle n’était pas occupée par ses tâches ménagères, l’école ou toutes les autres activités qui occupent un enfant qui grandit.
Aujourd’hui, à 77 ans et à la retraite, Mme Simard peut consacrer plus de temps au dessin et à la peinture. Avant de prendre sa retraite, elle occupait un poste de secrétaire à Ottawa, au ministère de l’Agriculture, puis plus près de chez elle, à l’Alfred College, avant sa fermeture.
À la fin des années 1990, elle a délaissé le dessin pour se consacrer à la peinture, étudiant auprès de l’artiste professionnelle Linda Paquette, puis auprès de Nicole Vézeau. Elle a exposé ses œuvres à la galerie Eugène Racette à Orléans, à la Maison de l’Île à Hawkesbury, ainsi que dans le cadre d’un projet commun avec trois autres artistes à la Salle du Parc Evergreen.
Mme Simard participe actuellement au projet Art dans les bibliothèques du Comité de la bibliothèque Alfred-Plantagenet, plusieurs de ses œuvres étant exposées à la bibliothèque publique d’Alfred.
La plupart des commentaires qu’elle a reçus sur son art louent son sens du réalisme, qu’il s’agisse de la faune ou des paysages naturels. Le réalisme est important pour Mme Simard, qui déclare ne pas aimer « l’exagération ou les impressions vagues » pour créer un effet lorsqu’elle peint ses observations de la nature.
« Je me sens libre quand je peins, dit-elle. Quand on peint, on est dans son propre monde, on oublie tout ce qui nous entoure. »
Simard sourit lorsqu’elle fait remarquer qu’elle ne se limite pas à la toile ordinaire pour certaines de ses œuvres. Une vieille paire de bottes de travail de son mari, mise au rebut, est devenue la « toile » d’un hommage floral unique à sa vision de la nature. De vieux bidons de lait et des poêles ont également trouvé une nouvelle vie en tant qu’œuvres d’art grâce à ses expériences créatives. Elle amuse également ses petits-enfants avec de petits portraits de personnages de dessins animés populaires.
« C’est ma passion, dit-elle à propos de son art. J’adore ça. »
Elle donne des conseils similaires à ceux qui envisagent de prendre un crayon, un stylo ou un pinceau.
« Peignez selon ce que vous ressentez », dit-elle.



